Epargne retraite

5 bonnes raisons de choisir l’épargne retraite

Inévitablement, la retraite vous guette ! Synonyme de repos bien mérité, de temps libre et de voyage, c’est aussi un coup dur pour les revenus et une source d’angoisse. L’épargne retraite apporte de la sérénité à un dirigeant de TPE/PME face à cet enjeu, mais aussi un avantage concurrentiel en matière de management…

1. Faire face à la perte de revenus du départ en retraite

A l’heure de la retraite, la perte de revenus se situe entre 25 et 30 % pour les salariés, mais elle peut atteindre 40 à 50 % pour les cadres. Et le taux de remplacement ne cesse de reculer au fil des réformes du régime des retraites : en 2050 il sera inférieur à 65 % pour les salariés du privé et approchera des 40 % pour les cadres. Évidemment, sortir de la vie active fait mal aux finances si l’on s’appuie uniquement sur sa pension de retraite, et son indexation sur l’inflation à partir du 1er janvier 2020 ne fera les affaires que des personnes qui perçoivent moins de 2000 € brut par mois. Pour les autres, la revalorisation sera limitée à 0,3 %, et il faudra s’acquitter d’une CSG à taux plein (8,3 %).

2. Le placement immobilier comporte une part de risque

L’investissement locatif est une manière de préparer sa retraite à crédit : les loyers couvrent les mensualités d’emprunt et le terme de son remboursement correspond à la date de départ en retraite. Dans ce schéma idéal, les revenus locatifs viennent compléter la pension de retraite. Mais dans la réalité, il existe une part de risque qu’il ne faut pas minimiser : vacance locative, frais (travaux, diagnostics, etc.), sinistre (dégât des eaux, incendie), etc. Le marché de l’immobilier réserve des plus-values pour les investisseurs, notamment ceux qui ont misé sur des secteurs recherchés dans des agglomérations attractives, mais ce n’est pas une règle absolue : un bien peut perdre de la valeur en fonction de nombreux éléments que le propriétaire ne maitrise pas toujours.

3. Le système des retraites par répartition est fragile…

Recul de l’âge de départ à la retraite, malus en cas de départ anticipé : la énième réforme des retraites en cours rappelle que le système par répartition est à bout de souffle, déficitaire, et que la solution pour le ramener à l’équilibre ne pourra faire l’économie de décisions drastiques face au vieillissement de la population et l’augmentation de l’espérance de vie. Car en ne remettant pas en cause le choix d’un financement des retraites par répartition, les pensions continuent de reposer sur les cotisations des actifs, à l’inverse d’un système par capitalisation privilégié dans d’autres pays où chacun cotise pour sa propre retraite.

4. … et insuffisant pour les travailleurs non salariés

Les travailleurs non salariés, qui représentent près de 10 % de la population active en France, versent des cotisations plus faibles que les salariés, mais ils bénéficient à l’heure de la retraite de pensions plus faibles en raison d’un taux de remplacement qui dépasse à peine 40 %. Clairement, les TNS sont les premiers à devoir se préoccuper de leurs futurs revenus en fin de carrière ! Ils ont tout intérêt à se diriger vers une retraite complémentaire pour capitaliser des points et ainsi ajouter un montant supplémentaire à la pension de base, sous la forme d’une rente viagère. Le contrat de retraite Madelin est le produit d’épargne sur-mesure pour les travailleurs non salariés : il permet de déduire fiscalement les primes versées. Les montants épargnés peuvent être placés sur des fonds en euros et des unités de compte à la manière d’une assurance-vie, ou directement convertis en points retraite.

5. Un argument pour recruter de nouveaux collaborateurs

A l’heure où la concurrence est rude pour attirer et retenir les talents dans une entreprise, l’épargne retraite est un argument de poids pour faire la différence. Un dirigeant dispose de plusieurs options :

  • le contrat de retraite article 83, une assurance-vie collective qui s’impose aux salariés. Les cotisations sont calculées en fonction d’un pourcentage du salaire et peuvent être entièrement ou partiellement à la charge de l’entreprise, tandis que le salarié a la liberté d’effectuer des versements complémentaires.
  • le contrat de retraite article 39 apporte aux salariés concernés – généralement les cadres – une rente viagère à condition d’achever sa carrière dans l’entreprise. Les cotisations sont exclusivement à la charge de l’employeur, et le montant de la rente est défini à l’avance.
  • le PERCO (plan d’épargne pour la retraite collectif) permet aux salariés désireux de se constituer une épargne individuelle, en y versant par exemple leurs primes de participation ou d’intéressement, ou grâce à des abondements de l’entreprise. Le déblocage peut se faire par une rente viagère ou un capital.

Le conseil d’un expert comptable couvre les thèmes liés à l’après carrière, qu’il s’agisse pour le dirigeant de préparer sa retraite ou de proposer un produit d’épargne à destination de ses salariés. Au côté du chef d’entreprise, un cabinet d’expertise comptable peut accompagner la mise place d’une stratégie patrimoniale ou d’un dispositif une protection sociale en vue de la retraite dans une logique d’optimisation fiscale.

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